Maristan AïchaMaristan Aïcha

Histoire

Une maison Boccara, une vocation nouvelle.

Le Maristan Aïcha est né de la rencontre entre une maison dessinée par Charles Boccara et un projet porté par le Dr Ali Habibbi. Voici comment.

L'architecte

Charles Boccara, l'écriture marrakchie moderne.

Né en Tunisie, formé à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1968, Charles Boccara s'installe à Marrakech en 1971 et n'en repart plus. Il y signe villas, riads, hôtels et palais — toujours dans cette tension qu'il aimait définir entre modernité retenue et tradition vivante.

Le Maristan Aïcha est l'une de ses maisons d'habitation : la sienne. C'est là qu'il a vécu, dessiné, reçu. La maison conserve sa main — proportions justes, lumière calibrée à l'heure près, matériaux nobles employés sans esbroufe.

Le propriétaire

Dr Ali Habibbi, psychologue clinicien.

Psychologue clinicien, thérapeute couple et famille, chercheur associé à l'ISTAC (International Institute of Islamic Thought and Civilization, Malaisie), Ali Habibbi enseigne et écrit depuis plus de vingt ans à l'intersection de la psychologie clinique et des sciences islamiques.

Fondateur du Laboratoire Islam & Psychologie, il a donné plus de cent conférences dans huit pays. Le Maristan Aïcha est son projet : un lieu où prolonger ce travail, accueillir des séjours thérapeutiques en groupe, et permettre à ceux qui le souhaitent de venir s'y ressourcer en toute simplicité.

La gestion hôtelière et l'accueil quotidien sont confiés en exclusivité à Goldenhost.

Maristan, le mot

Mille ans d'hôpitaux qui prenaient soin de l'âme autant que du corps.

Du persan bimaristan, « lieu où l'on soigne ». À partir du IXᵉ siècle, ces institutions fleurissent dans toute la civilisation islamique — à Bagdad, au Caire, à Damas, à Marrakech, à Grenade. On y trouve des médecins, des botanistes, des théologiens, des musiciens. Les patients y reçoivent des soins, mais aussi des récitations du Coran, du miel, des bains, du silence.

On y traitait l'épuisement, la mélancolie, ce qu'on n'appelait pas encore dépression. La conviction sous-jacente : la beauté du lieu, le rythme du jour, la qualité de l'eau et de la nourriture font partie du soin.

C'est cette intuition que le Maristan Aïcha cherche à honorer aujourd'hui — sans se prendre pour un hôpital, mais en restant fidèle à l'esprit qui a fait naître le mot.

Réserver le riad